La gamme Titanium de Columbia est toujours un plaisir à tester : bien conçue, technique sans exagération, et à un tarif plutôt sympathique pour du haut de gamme. Même si je ne fais pas partie des convaincus de la tige basse pour randonner en montagne, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’attendais de recevoir la nouvelle Tellurix, aux promesses alléchantes.
Dans des conditions de fin d’hiver / début de printemps particulièrement adaptées pour pousser cette chaussure dans ses limites, on a pu vérifier que la nouvelle Tellurix de Columbia est effectivement la nouvelle meilleure amie des amoureux de l’outdoor.
Notre avis sur la Tellurix Titanium Outdry
Une chaussure de randonnée à laquelle je ne trouve aucun point négatif – pas même le prix -, cela n’arrive pas souvent… Mais il faut bien dire ce qu’il est : tout m’a plu dans la Tellurix !
Ce qui nous a plu
- Très bonne adhérence, en particulier sur terrains humides
- Confortable, même après plusieurs heures de marche
- Imperméable à la pluie et à l’herbe mouillée
- Stable et sécurisante à la marche
Ce qui nous a moins plu
- RAS
En bref
Si la tige basse fait qu’elle n’est pas adaptée aux sorties hors sentiers ou aux long treks, la Tellurix Titanium Outdry peut faire tout le reste !
Confortable, avec un bon maintien, une bonne semelle et une bonne protection du pied : on l’apprécie aussi bien pour une petite sortie que pour une grande randonnée. C’est la chaussure que tous les passionnés d’outdoor souhaitent avoir pour profiter sans soucis de tous les terrains, en toutes saisons.
Les conditions du test
Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas vraiment eu de session test de la Columbia Tellurix. A sa place, un usage quotidien pendant plusieurs semaines, allant de la promenade sur chemin de terre à la montée en cabane forestière.
Terrain sec et humide, herbe, boue, pierres, neige, pluie, soleil… Cette paire de Tellurix a vu de tout, y compris du fumier !
Une utilisation intensive et variée qui a permis de vraiment apprécier toutes les subtilités de la Tellurix, de son laçage précis à sa membrane imperméable, en passant par son amorti et ses renforts de protection.

Prise en main et première impression
Je ne suis pas du genre à m’extasier sur l’esthétique de mes affaires de montagne, mais je dois avouer que le rouge et noir de la Tellurix m’a bien plus dès le début.
Parfaitement adaptées à la morphologie de mon pied, elles offrent en plus un laçage multizones précis, pour un maintien parfait de tout le pied. Le confort est là dès le premier essai, et ne fera que se confirmer par la suite.
Un autre aspect positif qui saute aux yeux dès le début, c’est le pare-pierre avant, digne des meilleures “grosses chaussures de rando”. Une protection indispensable sur les chemins caillouteux.
Côté technique, il s’agit d’une semelle Vibram Megagrip, d’une membrane Outdry… : que du bon, déjà testé et approuvé depuis longtemps.
Notre test de la chaussure basse Columbia Tellurix
Point par point, voici mon retour sur les principales caractéristiques de cette paire de chaussures.
Adhérence
Un gros point fort de cette chaussure, qui se remarque particulièrement quand le sol est mouillé. Les crampons de 4mm permettent une bonne évacuation de la boue et évitent une accumulation sous la semelle.
Le Vibram Megagrip est toujours aussi accrocheur, même sur l’herbe mouillée ou la neige. Cela ne prive pas de faire attention où on marche quand le terrain est difficile, mais on peut poser le pied sereinement, sans avoir peur de glisser.
Imperméabilité et respirabilité
Trop basse pour franchir des ruisseaux (quand l’eau passe au-dessus de la cheville, la membrane imperméable ne protège plus…), la Tellurix permet de garder les pieds au sec en cas de flaque pas trop profonde ou de pluie, même intense.
Et, encore plus impressionnant, même l’herbe mouillée ne traverse pas la membrane. le bas de votre pantalon sera trempé, mais pas votre chaussette.
Poids
A moins de 400g, la Tellurix est plutôt légère. C’est un gain de confort par rapport à de grosses chaussures bien lourdes qui fatiguent plus à chaque pas.
Protection
Entre le laçage qui permet un excellent maintien du pied, l’excellente accroche de la semelle, l’imperméabilité de la membrane et le pare-pierre efficace, on a une chaussure qui prend soin de vos petons !
Bien sûr, c’est une tige basse qui, par définition, ne tient pas la cheville, mais pour le reste elle n’a pas grand chose à envier aux meilleures chaussures de trek.
Confort
Le confort d’une chaussure est lié à ses caractéristiques techniques, notamment l’amorti, qui sont des données que l’on peut qualifier d’objectives, valables pour tout le monde.
Mais cette sensation de “qu’est-ce que je suis bien dans mes chaussures” est aussi dû en grande partie à l’adéquation entre la morphologie du pied et le chaussant. La Tellurix et moi, on est faits l’un pour l’autre 🙂
Je mettrais donc un 20/20 pour le confort !
Durabilité
Voici un aspect important, qu’il est difficile d’estimer à l’avance… Après plusieurs semaines d’utilisation intensive, je constate :
- la membrane est en parfait état, ne présentant aucun signe d’usure. La protection latérale (la bande noire) a bien quelques griffures, mais il faut vraiment regarder pour les voir.
- les lacets commencent à s’user au niveau du deuxième passant. Je pense que je devrais donc changer de lacets d’ici 2-3 mois.
- la semelle est visiblement utilisée, mais pas usée : pas de soucis à ce niveau-là
A priori, je ne vois pas pourquoi ces chaussures ne me dureraient pas 2000 km ou plus, ce qui est une utilisation “normale” pour moi (je ne fais pas partie de ceux qui changent tous les 500km, dès qu’il y a une égratignure).
Utilisation de la chaussure de rando Tellurix Titanium

Pour quelles activités ?
Comme son nom l’indique, la Tellurix de Columbia est une chaussure parfaitement adaptée à la randonnée. Sa tige basse fait qu’elle est déconseillée hors sentier ou avec un gros sac à dos (en tout cas, pour ceux qui tiennent à leurs chevilles), mais autrement, aucun terrain ne sera trop difficile pour elle.
Si elle permet de courir à la descente le jour où vous avez envie de vous faire plaisir, ce n’est pas une chaussure de trail : trop rigide, elle risque de faire mal à la longue.
Pour les grimpeurs, elle peut faire l’affaire en tant que chaussure d’approche… mais encore une fois : avec une tige basse, une pierre qui roule et c’est la cheville qui prend tout.
Pour quel public ?
Tous ceux qui souhaitent avoir une bonne chaussure de rando tige basse !
Son prix la rend accessible aux débutants et intermédiaires, qui ne pourront plus rejeter la faute sur leurs chaussures s’ils n’arrivent pas au bout de leur rando 😛 Pour les montagnards confirmés, la technicité et le maintien permettent d’envisager de grandes randos d’envergure, à condition de ne pas oublier que vous avez des tiges basses au pied.
Et enfin, pour tous mes amis “aventurier montagnard explorateur spécialiste des réseaux sociaux”, ces chaussures sont ROUGES! Et en plus, c’est écrit Columbia dessus ! Vous aurez plein de likes, c’est sûr 😀


