Japon, une destination neige à découvrir absolument

Invitation au voyage : faire du snowboard au Japon! Comment s’y rendre, louer du matériel, y séjourner, on vous dit tout!

Tous les passionnés de snowboard rêvent un jour d’aller rider la mythique poudreuse japonaise. Qui n’a pas été ébloui par les vidéos des teams qui dégagent des immenses vagues de neiges dans ces paysages recouverts par 4m de poudre blanche et légère ?

Inaccessible pour le commun des mortels dites-vous? Il n’en est point! C’est même beaucoup plus simple qu’on ne le pense à Niseko, la plus célèbre des stations de ski du Japon.

Alors si vous avez l’occasion de vous réserver un budget pour assouvir votre rêve de ski au Japon, faites-le! Une expérience et un voyage inoubliables en perspective.

station de ski au Japon

Quelle est la meilleure station de ski du Japon ?

Le Japon présente quelques hauts-lieux pour les sports d’hiver.

Tout d’abord Nagano, qui regroupe plusieurs stations rendues célèbres par les JO de 98. Hakuba, l’un des plus grands domaines, est réputé pour la qualité de sa neige et sa proximité, dans les Alpes japonaises, à 2h de train de Tokyo.

Sinon, pour ceux qui veulent un dépaysement total, il y a une autre station mythique : Niseko.

Située sur l’île d’Hokkaido, à 2h environ de route de Sapporo ou de l’aéroport Shin-Chitose, face au mont Yotei, un “petit” volcan reprenant cette forme très caractéristique au Japon, Niseko est une station répartie en 4 “villages” sur les flancs d’un autre volcan : Annapuri, Niseko Village, Grand Hirafu et Hanazono.

Vous l’aurez compris, c’est LA destination ski au Japon !

Les bons plans à Niseko, LA destination ski au Japon

Quelques chiffres

  • Domaine skiable : 50 km (4 km facile / 18 km moyen / 10,2 km difficile )
  • Nombre de pistes: 22
  • Altitude : 255 – 1188 m
  • Prix du forfait journée adulte: 63€
  • Ouvert de fin novembre à début mai
  • Quantité moyenne de neige par saison : entre 3 et 15 mètres cumulés

Comme vous pouvez le constater, Niseko est très bas en altitude et présente un paysage hors du commun : vallonné, ponctué de volcans et une végétation qui ressemble à des bouleaux, une véritable estampe japonaise.

La région bénéficie des courants froids venant de Russie et sa position au milieu de l’océan permet d’avoir cette neige unique en abondance. Durant la saison haute, il neige quasiment tous les jours. Il y fait également très froid, ce qui préserve aussi la qualité de la neige.

Amateurs de bains de soleil en terrasse et ski-bar, passez votre tour… Niseko, c’est pour les amoureux de la glisse et de la poudreuse !

piste de ski au Japon dans une foret couverte de neige

Se rendre à Niseko

En avion

De nombreux vols au départ de Tokyo ou Nagoya sont disponibles pour rejoindre l’île d’Hokkaido en 1h30 environ. Plusieurs compagnies low cost proposent des vols réguliers mais parfois les départs se font dans des terminaux assez éloignés.

En provenance d’Europe, on conseille de rester sur des grandes lignes comme ANA pour la correspondance. Les transferts sont beaucoup plus simples et comme ils font partie des “alliances” avec des compagnies internationales, ils sont davantage coordonnés.

Une fois à l’aéroport de Sapporo, Shin-Chitose, l’orientation se fait très facilement car tous les panneaux sont traduits en anglais.

En voiture

Pour rejoindre Niseko, vous avez la possibilité de louer une voiture. Pour cela, ne pas oublier de faire une demande de traduction de permis de conduire en japonais. C’est une démarche longue et compliquée à faire à distance.

C’est pourquoi on recommande plutôt le bus pour rejoindre la station.

En bus

Différentes compagnies proposent des départs réguliers directement depuis l’aéroport.

White Liner est très pratique, trajet réservable à l’avance, plusieurs horaires disponibles et fait bien tout le tour des villages. Ce n’est pas la moins chère mais bon, c’est tellement simple qu’on n’hésite pas trop dans un pays avec une langue aussi éloignée de la notre.

paysage de montagnes enneigées au Japon

Sur place

Pas de panique une fois sur place pour vous déplacer, il y a des bus et des navettes qui circulent entre les hôtels principaux, gratuits si l’on réside dans l’un d’eux.

Si vous venez avec votre propre matos, pas de problème. Tout est prévu et vous avez la possibilité de mettre le tout en soute. Mais sachez qu’à Niseko, vous pouvez tout louer sur place : vêtements de ski, planche, boots, casque…

Louer du matos à Niseko

Si vous ne voulez pas payer un surcoût bagage en emportant votre propre matériel, vous pouvez aussi louer du matériel sur place.

Le shop Rhythm, tenu par une équipe majoritairement australienne, propose des packs de location très intéressants avec une sélection de board de grandes marques accessibles avec le Pack Premium, très appréciable pour les riders de bon niveau comme Lib Tech, Burton, Gnu, Capita et permet même de très belles découvertes comme Korua (la marque de la vidéo!).

Avec cette option vous pouvez changer de matos en fonction des conditions ou si vous avez juste envie de tester plusieurs boards.

Super équipe, supers conseils, ils proposent de vous livrer le matériel à votre hôtel, de la garder la nuit au shop et même la possibilité de passer en pack backcountry pour aller explorer en splitboard (moyennant supplément bien sûr).

Vous pouvez louer pantalon et vestes, casques, sac à dos… tout quoi.

Ils ont des bonnes fixations en location comme les Cartel de Burton. Le seul bémol ce sont les boots. Il y a un modèle Burton grand public et c’est tout. Un peu mou pour les riders intermédiaires mais ça passe pour un court séjour.

Avis aux skieurs
Vous pouvez évidemment louer du matériel de ski aussi ! Mais, sérieusement, qui veut skier quand on peut rider ? 😉

Le domaine skiable

Le domaine skiable ne ressemble en rien aux Alpes françaises.

Tout d’abord, vous serez surpris de voir que le départ des remontées est situé à 250m au-dessus du niveau de la mer. Et le contraste entre la modernité des dernières constructions et celui des remontées mécaniques est assez frappant : 2 télésièges débrayables, 2 lignes de télécabines et le reste est plutôt archaïque.

D’ailleurs, les liaisons entre les différents “domaines” ne sont pas évidentes. Pour rejoindre un autre versant, il faut aller tout en haut de la montagne dont le dernier tronçon se fait par un étrange télésiège monoplace sans garde-corps. Suivant la météo, ces dernières sections sont souvent fermées en cas de vents forts.

snowboarder sur une piste avec un volcan enneigé en arrière plan

Une fois arrivé en haut de la dernière remontée, vous pouvez accéder au sommet du volcan à pied. Le panorama au sommet est à couper le souffle et on n’échappe pas à la photo de sommet avec le Mont Yotei (le mini Fuji) en arrière-plan.

Les pistes sont classées en 3 catégories : vert, rouge et noir. Pas de grosses difficultés sur les pistes, elles sont larges et les pentes peu raides.

On est loin des 200 km de l’espace Killy mais ce n’est pas pour le grand ski que l’on va à Niseko. La station propose des espaces hors pistes dont l’entrée est balisée et des espaces non damés. Si la neige est au RDV, vous allez pouvoir enchaîner les runs sur un même parcours sans vous lasser. On alterne grandes lignes dans des pentes qui ne dépassent pas les 35° et du ride entre les arbres, bref un régal!

INFO IMPORTANTE

Attention, des espaces sont totalement interdits, signalés comme dangereux.

Si vous vous aventurez dans ces zones, vous risquez au meilleur des cas, d’écoper d’une belle amende. Et au pire, si vous vous retrouvez dans une situation compliquée, de ne pouvoir compter sur aucun secours pour venir vous chercher

Pour rider en dehors du domaine skiable, on vous invite à contacter un guide local pour vous emmener ou – au minimum – de vous faire conseiller sur les endroits possibles.

Le mont Yotei est accessible en rando mais il faut aller chercher les bonnes infos et que les conditions de sécurité soient bien réunies. Avez-vous vraiment envie de prendre des risques pendant vos vacances  de ski au Japon ?

télécabine a Niseko Hirafu

Se loger à Niseko

Vous trouverez de nombreux logements disponibles en partant du grand standing, en passant par des locations d’appartements, des chambres d’hôtes et enfin une auberge de jeunesse. En général, le logement est assez cher, comme partout au Japon.

Si vous le pouvez, prenez un chambre près des pistes ou au cœur du village principal. Vous pourrez sortir le soir facilement manger ou boire un verre.

Grand Hirafu est une station en plein développement.

L’architecture alterne entre anciens bâtiments traditionnels et buildings ultra design. C’est un lieu très sollicité depuis quelques années par les australiens et depuis peu par les touristes chinois qui ont pris goût aux sports d’hiver.

La construction de nouveaux hôtels s’accélère et donne un nouveau visage à cette station. L’ambiance y est cosmopolite et chaleureuse.

Plusieurs logements disposent d’un onsen. Le top pour l’après ski au Japon. Super bonus s’il est en extérieur.

femme profitant d'un onsen dans la neige en plein hiver

Ces bains de sources chaudes sont très connus au Japon. Les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, on s’y baigne nu après avoir fait sa toilette. Un peu perturbant pour nous autres français qui n’avons pas l’habitude de ce rituel mais honnêtement vous auriez tort de vous en priver.

Le bain extérieur avec son eau à plus de 40°, les flocons qui tombent, c’est juste magique. Et la garantie d’une détente absolue après une bonne journée de ride.

Sortir, manger

Grand Hirafu est le village principal pour l’after ski ou pour les restaurants, mais Niseko village a pour lui un charme indéniable.

Pour manger un morceau sur le pouce le midi, vous avez un petit supermarché où vous pourrez acheter des onigiri. On trouve aussi des foodtruck avec hot dog et cie.

Pour le soir, on peut déguster des repas typiques comme le curry japonais, ramen, takoyaki, des huîtres géantes pêchées au large de l’île…. le Japon est aussi une destination gastronomique! N’hésitez pas à vous aventurez dans les petites rues alentour, vous trouverez d’excellents restaurants plus traditionnels, moins coûteux et très accueillants.

Un bar tenu par des français, le Musu est top pour boire un cocktail, situé au-dessus d’une crêperie. Mais bon, les crêpes on connait hein?

skieurs au Japon

A vous de jouer

Pouvoir rider au Japon est le rêve de beaucoup de snowboarders.

Hors billets d’avion (environ 900€ A/R à cette période), le séjour est aussi coûteux qu’il le serait en France, incluant la location du matériel, les forfaits, hébergements et repas. Mais très honnêtement, c’est à vivre au moins une fois dans sa vie.

Le Japon est une destination extraordinaire, non seulement pour sa neige et ses paysages, mais aussi pour la qualité de l’accueil des japonais et sa gastronomie.

Une mise en garde est de rigueur avant de vous rendre à Nagano ou Niseko : on devient vite accro et on se demande comment faire pour y retourner chaque année…

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Anne-Charlotte LG

Anne-Charlotte LG

Ayant grandi à Annecy, la pratique de sports outdoor a toujours été considérée comme "normale". Après des études d'histoire de l'art et de management à Paris, le déclic arrive lors d'un road trip dans les Rocheuses au Canada, il faut qu'elle retourne dans sa région d'origine, auprès des montagnes. Passionnée de snowboard depuis plus de 20 ans, elle aime explorer de nouvelles activités qui la rapproche toujours plus de la nature et découvrir de nouveaux horizons.

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