Aujourd’hui, ce que vous appelez « première couche » c’est votre sous-vêtement thermique respirant pour l’hiver, conçus pour vous faire retrouver cette sensation de chaleur et de douceur. L’idée est de vous garder au chaud et au sec.
Généralement conçus comme des ensembles haut + collant, il existe différentes sortes de sous-vêtements techniques (« première couche » ou « base layer »), utilisant diverses technologies, pour une multitude d’usages, de la randonnée pépère à la session intense de ski.
Voici un petit guide de la première couche et du sous vêtement technique thermique garanti sans blague douteuse !
Notre sélection en un clin d'oeil
Icebreaker Merino 200 Oasis
- Idéal pour : Les budgets serrés
- Laine Mérinos
- 310g
Ortovox 230 Competition
- Idéal pour : Les conditions extrêmes
- Mérinos, polyamide et elasthanne
- 230g
Odlo Performance BL
- Idéal pour : Les plus exigeants
- Polyester
- 300g
Quels sous-vêtements thermiques choisir ? Notre comparatif des meilleurs sous-vêtements du moment
Nous avons séparé en catégories, pour vous faciliter le choix.
Meilleur Rapport qualité/prix
Une sélection de produits de qualité accessible à toutes les bourses.
Icebreaker Merino 200 Oasis
Caractéristiques :
- Poids : 310 g
- Matière : Laine mérinos
- Usage : Hiver et mi-saison
- Zip : Non
Idéal pour : Le ski et autres activités hivernales
Notre avis : Un sous-vêtement technique très doux et confortable, qui assure une excellente évacuation de la transpiration et permet de rester au sec.
L’utilisation de laine mérinos en épaisseur suffisante (200g/m2) est un plus indéniable, par ses propriétés thermiques évidemment, mais aussi car elle ne garde pas les odeurs : vous pouvez le porter plusieurs jours sans craintes.
La qualité est au rendez-vous, pour un prix qui reste sous les 100euros grâce à l’absence de fioritures : pas de demi zip, pas de poches… Mais les détails indispensables : un dos long, des coutures plates, des coudes préformés.
Meilleur « Grand Froid »
Pour les milieux extrêmes.
Ortovox 230 Competition
Caractéristiques :
- Poids : 230 G
- Matière : Polyester et elasthanne
- Usage : Hiver
- Zip : Oui (Demi)
Idéal pour : Les températures qui baissent vraiment
Notre avis : Voici un sous-vêtement thermique taillé pour l’effort en plein coeur de l’hiver, quand le reste du monde ne veut plus sortir le bout du nez.
Skieurs, randonneurs (ski ou raquettes), amateurs de glace : vous avez trouvé votre compagnon pour cet hiver. Le savant mélange de mérinos, polyamide et elastahnne donne un résultat doux, confortable, chaud, respirant et sans odeur. Génial, non ?
Sachant qu’en plus vous avez un demi-zip pour gérer l’aération, une conception sans coutures pour plus de confort et une couleur autre que le noir ou gris, on comprend pourquoi ce base layer est un succès dès son lancement !
Meilleur Base Layer Expert
Notre coup de coeur.
Odlo Performance BL
Caractéristiques :
- Poids : 330 g
- Matière : 100% polyester
- Usage : Hiver et mi-saison
- Zip : Oui (Demi)
Idéal pour : Les utilisateurs polyvalents
Notre avis : Cette première couche de la marque Odlo est notre petit coup de cœur.
Au-delà de sa conception impeccable et de ses matériaux de qualité, on adore les petits détails qui font la différence. Un judicieux apport de stretch qui permet une souplesse à toute épreuve pour une liberté de mouvement optimum, et le demi zip est bien utile pour se rafraichir un peu si besoin est.
Chaleur, légèreté, souplesse et design de qualité, que demander de plus ?
Pour mesdames, vous avez aussi un modèle femme adapté à votre morphologie, pour ne plus avoir froid !
Meilleur collant grand froid
Notre coup de coeur.
Odlo Blackcomb Eco POW
Caractéristiques :
- Poids : 180 G
- Matière : 74 % polyester, 21 % polyamide, 5 % élasthanne
- Usage : Hiver et mi-saison
- Poches : Non
Idéal pour : Toutes les activités par temps froid
Notre avis : Encore un produit de super qualité proposé par la marque Odlo.
Ce collant thermique Blackcomb fait partie de la gamme performance. On le sent au niveau du prix, mais surtout sur le terrain, quand on apprécie son confort, sa respirabilité et sa chaleur.
Même dans des conditions difficiles avec de nombreux changements « statique/actif », on reste au sec et au chaud. Son tissu stretch et sa conception sans coutures le rende très agréable à porter, on l’oublierait presque.
Une réussite totale.
=> Voir notre test complet du collant Odlo BL
Meilleur collant thermique pas cher
Parce que tout le monde n’a pas besoin de se protéger de conditions extrêmes.
Wedze BL900
Caractéristiques :
- Poids : 240 g/m2
- Matière : Synthétique recyclé
- Usage : Hiver et mi-saison
Idéal pour : Randonnée, ski, raquettes…
Notre avis : Parfois, la simplicité est la meilleure solution…
Est-ce le meileur collant thermique du monde, non ? Mais il tient chaud, est très confortable, et coûte seulement 35€…. Quand on pense au rapport qualité/prix, difficile de faire mieux…
On apprécie la fabrication sans coutures, mais aussi la coupe 3/4 qui s’arrête au mollet. A priori, on peut penser que l’on risque d’avoir froid aux chevilles… Mais la réalité est que cela évite de doubler les couches (chaussettes+collant) et d’être comprimé dans la chaussure de ski.
Résultat : une première couche plus confortable, et plus chaude que de nombreux autres modèles de collants thermiques..
Comment bien choisir ses sous-vêtements thermiques?
Tot est question d’adapter vos sous-vêtements à votre pratique et aux conditions extérieures.
Première couche, à quoi ça sert ?
Une première couche sert à évacuer la transpiration tout en vous garder au chaud dans le cadre d’un sous-vêtement thermique. Pour être bien efficace, elle doit être moulante (sans trop serrer bien sur) pour transporter au mieux votre sueur vers l’extérieur tout en vous renvoyant votre chaleur.
Dans l’idéal une première couche ça ne sent pas mauvais, ça tient bien chaud et ça reste sec, puisque comme vous le savez, c’est quand on est mouillé qu’on a vraiment froid. Pour arriver à ce résultat, plusieurs technologies sont employées par les fabricants.
Sous-vêtements thermiques en laine mérinos ou en synthétique?
Ce sont les deux possibilités, qui divisent les premières couches en deux grandes familles.
- D’un côté le synthétique avec sa ribambelle de polyamide, polyester, élasthanne ou encore polypropylène.
- De l’autre, la laine, la noble Mérinos.
Petit retour sur les avantages et les inconvénients de chaque matière.
Sous-vêtements techniques en laine
Attention, quand on parle de sous vêtement technique en laine, on est bien loin du gros machin que vous a tricoté votre grand-mère et qui vous gratte jusqu’à l’os.
On parle Mérinos, une laine venue de l’autre bout du monde, de races de moutons élevés en Nouvelle-Zélande principalement. Trois fois plus fine que la laine traditionnelle, elle possède un nombre considérable d’avantages… et quelques inconvénients !
Les avantages de la laine
- Elle ne gratte pas ! Vous pensiez que la laine était forcément synonyme de souffrance, pas avec le Mérinos.
- Chaleur : Elle possède un avantage sur le synthétique, elle ne vous fera pas transpirer s’il fait bon ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle emprisonne de l’air dans sa structure interne, là où le synthétique ne peut en emprisonner que dans les interstices entre les fibres. Résultat, une première couche en Mérinos pourra vous garder au chaud par temps très froid mais pourra également vous protéger s’il fait bon. Elle s’adaptera donc bien mieux que certaines couches synthétiques qui deviennent un calvaire si finalement le soleil pointe le bout de son nez.
- Les odeurs : Là aussi la laine Mérinos impressionne. C’est simple, elle ne sent presque pas ! De quoi foutre les boules aux développeurs de technologies super compliquées côté synthétique, qui n’ont toujours pas réussi à faire aussi bien que cette bonne vieille Dame Nature.
- Poids : Non seulement elle respire mieux, mais en plus elle est plus légère que les fibres synthétiques. Vraiment au top ce cheveu de mouton.
Photo par Sam Carter
Les inconvénients de la laine
Et oui, il en fallait bien un, voire même deux.
- Son prix : Forcément, élever un mouton coûte cher. N’imaginez donc pas vous acheter des pelotes de mérinos pour tricoter des moufles multicolores. La laine de mérinos est très chère, on reste sur un produit de luxe.
- L’usure : On ne peut pas tout avoir, les fibres de mérinos sont moins résistantes que les fibres synthétiques. Normal puisqu’elles sont plus fines. Dommage quand on connaît leur prix. Notre conseil, c’est de ne pas utiliser votre première couche mérinos pour un oui ou pour un non, mais de la réserver pour les fois où vous en avez vraiment besoin. Un peu comme votre BMW qui dort dans le garage tandis que vous allez à Franprix en Twingo (ouais, en gros hein).
Le grammage
Un mot sur le grammage de votre première couche en mérinos. Comme un sac de couchage, tout simplement, on exprime l’épaisseur de laine employée en g/m², de 150 à 250 g/m²
- En dessous de 150 g/m², on est sur des produits réservés aux activités très intenses par temps moyennement froid. L’apport de chaleur sera faible.
- Entre 200 et 250 g/m², on aura un apport important de chaleur, pour des activités moyennement intenses par temps froid.
- Au dessus de 250 g/m², l’apport de chaleur sera très important. A réserver à des activités peu intenses par temps très froid
Sous vêtement technique en synthétique
Ce qu’il y a de bien quand on écrit un article sur le synthétique, c’est qu’on ne sait pas vraiment par où commencer tant il existe de matières et de technologies différentes. Généralement, vos premières couches synthétiques utilisent du polyester, polyamide, élasthanne ou encore du polypropylène. C’est déjà bien de le dire.
Avantages du synthétique
- On peut jouer avec les fibres et leurs propriétés et en faisant des mélanges, obtenir des produits chauds et résistants. Prenez par exemple l’élasthanne, il peut être étiré jusqu’à 600% ! Pratique pour fabriquer un vêtement bien moulant.
- Le polyamide et le polyester ont eux la particularité d’être très résistants tout en gardant plutôt bien la chaleur. Mélangeant donc polyester et un peu d’élasthanne, les fabricants arrivent à avoir des vêtements moulants, étirables et chauds.
- Le séchage : autant la fibre de mérinos respire mieux, autant une fois que vous avez réussi à mouiller votre couche (on ne pouvait pas ne pas la faire), vous préférerez avoir du synthétique sur le dos. Les différentes fibres synthétiques ont en commun une vitesse de séchage hallucinante.
Photo by René Reichelt
Inconvénient du synthétique
Le gros inconvénient du synthétique, c’est qu’il s’adapte moins facilement à vous que le mérinos. S’il ne fait pas assez froid pour utiliser votre première couche synthétique, vous risquez de prendre une énorme suée, de transpirer et de puer. Oui, c’est le second défaut du synthétique, il ne se comporte pas super bien avec les odeurs, même si un gros travail de développement a été fait, avec l’arrivée de technologies ciblant spécialement ces odeurs.
Quelques technologies du synthétique
- Powerdry de Polartec : Pour vous garder au sec quand vous suez, elle améliore l’évacuation de la sueur vers l’extérieur du vêtement, qui sèche rapidement.
- Breath thermo de Mizuno : Censée rendre le vêtement synthétique trois fois plus chaud que la laine, en créant de la chaleur à partir de votre humidité.
- Pour les odeurs : On a chez Marmot la technologie Cocona qui emprisonne les odeurs, ou encore le fameux traitement aux ions argent, par exemple chez Patagonia. Ça apporte franchement du mieux, mais vous ne sentez quand même pas la rose, faut pas rêver.
- On peut également citer la technologie Omni Heat de Columbia, qui utilise une matière proche de celle des couvertures de survie pour vous renvoyer votre chaleur.
Les mélanges laine / synthétique
On en voit de plus en plus et ils compilent les avantages des différentes matières, l’apport principal des fibres synthétiques à la laine étant une résistance accrue et une élasticité appréciable dans le cadre d’une première couche.
C’est par exemple le choix qu’a fait Helly Hansen, qui tisse sa gamme Lifa en synthétique à l’intérieur et mérinos à l’extérieur.
C’est à vous !
Maintenant que vous savez tout sur la première couche et les sous-vêtements thermiques, vous pourrez faire le bon choix pour avoir chaud cet hiver !
Si vous avez des questions ou que vous souhaitez partager vos expériences, n’hésitez pas un instant à utiliser les commentaires.








6 commentaires
Les sous-vêtements respirants, il n’y a rien de mieux.
Et comme l’a bien compris Helly Hansen, la meilleure solution pour bénéficier des avantages des deux technologies, c’est de les mélanger! Mais pourquoi pas essayer en mélange intime, dans le fil?
Car une double peau, cela doit alourdir le sous-vêtement à mon avis..
Un énorme merci d’avoir écrit ce très bon article 😉
Je confirme pour les avantages du mérinos… cette matière est vraiment absolument géniale (et quand on a eu la chance de vivre en Nouvelle-Zélande, on en a fait le plein pour moins cher et on en a porté (presque) tous les jours), mais je confirme aussi ses inconvénients. Oui, elle s’use vite. Très vite. Des petits trous apparaissent rapidement sans qu’on ne puisse rien y faire.
Si je me suis habituée aux marques néo-zélandaises comme Kathmandu et Macpac pour les célèbres ou toutes les autres, inconnues, je conseille aussi une marque allemande, excellente pour les « premières couches » en mérinos : Orthovox. Mais je ne conseille pas Icebreaker, toujours HORS de prix, c’est du grand n’importe quoi.
Après, les prix en Europe… argh. Ils sont où les magasins de déstockage mérinos à -75% ici ?
Aujourd’hui un nouveau type de textile apparaît pour les sous couches techniques, il faut penser à cette 3e alternative en complément des deux autres choix présent dans l’article. Les vêtements woodwear (à base de fibre de bois) qui je pense sont encore plus intéressant que la laine mérino. Au niveau des marques qui en fabrique, Natural Peak, jeune marque française à l’avenir prometteur dans ce domaine.
Vêtements à base de fibre de bois? Cela ne signifie t il pas de détruire des forêts et donc de fragiliser à nouveau le climat?!!!!
Et donc ? Plutôt 100% mérinos ou mélange mérinos-synthétique ?
Est ce l’ajout d’un petit pourcentage de synthétique dans un vêtement en mérinos ne va pas altérer ses propriétés de régulation de la température et anti-odeurs ?