Grimpeur, élevé en falaise, nourri au 9a+ : Enzo Oddo

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17 ans, biberonné à la magnésie, entré au Team Petzl à 13 ans et déjà une vitrine de voies en 9a+ à son actif : Biographie dans les Hautes-Alpes, Aubade dans les Bouches-du-Rhône, La Rambla en Catalogne… Voici Enzo Oddo, le gamin terrible de l’escalade française. Pour ZeOutdoor, il se prête en riant au jeu des questions-réponses ; tantôt évasif et timide, tantôt modeste et détaché, mais en toutes circonstances déterminé !

Comment es-tu arrivé à l’escalade ?

Je viens d’une famille de montagnards et de grimeurs, mes arrière-grands-parents, mes grands-parents et mes parents faisaient beaucoup d’escalade. Etant petit, j’ai beaucoup trainé en falaise autour de Nice avec eux et je m’y suis mis progressivement à l’âge de huit ans, par des petites voies au début puis ensuite sur des voies de plus en plus haut délicates.

Tu as arrêté les cours, c’est bien ça ?

Oui, après le collège et la troisième, j’ai laissé de côté les études pour me consacrer à l’escalade ; je reprendrai peut être un jour mais rien n’est sûr pour le moment. Les études… ne me correspondaient pas vraiment et lorsque j’ai évoqué avec mes parents l’idée de m’investir à fond dans l’escalade, ils m’ont soutenu dans mon projet. Grimpeurs eux-mêmes, ils n’ont pas eu de mal à comprendre ma décision.

Comment s’est passée ton entrée dans le team Petzl ?

Ca fait maintenant quatre ans que je fais partie du team ; j’avais des copains dans le team qui m’en ont parlé et m’ont donné envie : on s’est contacté par mail, ça a pris un moment mais ça s’est fait !

Tu es le benjamin des grimpeurs Petzl, qu’est-ce que ça a changé pour toi le fait d’appartenir au team ?

Je faisais déjà pas mal de voyage avant de rejoindre le team, j’avais déjà des sponsors ; ça n’a pas changé grand-chose – un peu plus de travail, de sérieux et de professionnalisme, c’est tout ! [Rires] De plus, il y a vraiment une super ambiance au sein de l’équipe, c’est des gens que je côtoie en dehors des évènements organisés, on est un bon groupe !

C’est quoi au juste qui t’attire dans l’escalade ?

C’est vraiment en falaise que je m’éclate, faire les voies les plus dures possibles, faire des trips à l’étranger et découvrir de nouvelles falaises. Ensuite, j’aime aussi refaire des voies que je n’ai pas réussies, progresser en travaillant sur mes points faibles et mes lacunes. Malgré quelques coups de mou de temps en temps, tu finis toujours par retrouver ta grimpe. Toutes les choses que j’aime au final, je pourrais m’en lasser si je ne faisais que ça, alors je varie et c’est ça qui me permet de rester motivé !

Qu’est-ce qui passe par ta tête lorsque tu termines une voie difficile, comme le 9a+ à Céüse [Hautes-Alpes] ou celui à Siurana [Catalogne] ?

Tout d’abord, une grande satisfaction et une grande liberté : c’est fait ! L’investissement, les heures de travail et les contraintes ont valu le coup, tu peux enfin passer à autre chose. Mais ce n’est pas le genre de sensation que tu peux avoir tous les trois jours…

Et la compétition ?

J’ai fais un peu de compétition quand j’étais petit, mais ça fait un bout de temps que je n’en ai pas fait. C’est pas impossible que j’en refasse un jour, on verra par la suite. Demain par exemple, je suis inscrit au contest de bloc – pour m’amuser !

Est-ce que tu pratiques d’autres activités que l’escalade ?

Par vraiment, non, surtout de l’escalade ! Je fais un peu de snowboard l’hiver de temps en temps, un peu de vélo, mais ça reste hyper irrégulier.

Ton site de grimpe préféré ?

J’aime tellement de spots, c’est dur à dire ! Mais si je devais en citer un, ce serait Margalef en Espagne [Catalogne]. C’est dans une sorte de désert, des boules de calcaire avec des bi-doigts ; assez tranchant mais tout de même assez agréable. Vraiment un bel endroit où grimper, parfait pour l’hiver.

Il va se dérouler où ton prochain voyage grimpe ?

Je vais aller en Espagne, en Andalousie, avec le Groupe Excellence du CAF, peut être en août ou en septembre.

Racontes-nous ta plus belle sortie en falaise.

Je sais pas trop, je saurais pas dire… Ce n’est pas forcément les plus grosse performances de l’année qui font les plus belles sorties ; tu vas prendre énormément de plaisir – voire même plus – dans les sorties où t’étais bien, où t’as pu sortir quelques voies.

Ta pire sortie alors ?

J’en ai eu plein des sorties de ce genre ! – plus que de belles sorties d’ailleurs. Des journées où tu te demandes pourquoi t’es venu, qu’est-ce que tu fais là… Il y a toujours ces jours de merde où t’y arrives pas, tu en chies, tu te fais mal. Mais les belles sorties compensent largement, je ne me plains pas !

Et si tu avais la possibilité d’avoir un superpouvoir…

Un SUPERPOUVOIR ?? Alors là… être vraiment solide, ne jamais rien se casser ; être incassable pour pouvoir grimper sans corde – ça serait marrant, ça ferait des vidéos sympas !

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