Interview d’Alizée Dufraisse, grimpeuse et perchiste

Vous connaissez Alizée Dufraisse pour son palmarès en escalade, mais savez vous que d’autres la connaissent pour ses prouesses en saut à la perche ?

On l’a rencontrée pour vous en parler !

L’interview exclusive d’Alizée Dufraisse

ZeOutdoor: Comment as-tu commencé l’escalade ?

Alizée Dufraisse: Mon père entrainait de gens dans un petit club. Un jour il a fait une sortie au Verdon et du coup j’ai commencé à grimper, je devais avoir 7 ans, dans des grandes voies au Verdon.

ZO: Quel est ton spot préféré ?

Je dirais Céuse dans les Alpes, après Bishop, en Californie. Parce que ce sont de grands espaces je trouve.

C’est ouvert, il y a les montagnes derrière. Et puis après le style d’escalade là bas que j’aime beaucoup.

ZO: On a vu que tu avais fait du saut à la perche. Est-ce que tu peux nous en parler ?

Là je suis qualifiée aux France cet été. Je suis rentrée trois mois à Bordeaux, première compétition j’ai fait les qulifications aux Championnats de France.

J’ai fait de l’escalade jusqu’à mes 16 ans, et du jour au lendemain je suis allée sur un stade d’athlétisme, j’ai essayé le saut à la perche, et j’ai dit, voilà, ça m’intéresse. J’en ai fait jusqu’à mes 21 ans.

Et puis au bout d’un moment je me suis rendue compte que je voulais reprendre l’escalade, parce que c’est l’escalade que j’aime. Et dans l’escalade que j’arrive le mieux à m’exprimer.

Voir Alizée Dufraisse en action dans la Reina Mora (8c+) : vidéo

ZO: C’est à dire ?

C’est dur à expliquer ! A retranscrire les émotions que j’ai envie de faire passer.

L’athlétisme c’est quand même un sport qui ne laisse pas place à l’expression artistique… Voilà !

ZO: On a aussi vu que tu grimpais en musique !

Oui ! Alors, j’aime beaucoup la musique. J4ai l’impression que certaines musiques qui me procurent des émotions, et du coup quand je grimpe avec cette musique, c’est pareil. J’arrive beaucoup plus à me libérer. C’est un peu comme une danse.

ZO: Les Natural Games, pourquoi venir ici ?

Je viens depuis 4 ans, donc depuis que les évènements autour du bloc ont commencé. Et j’aime, parce qu’à chaque fois c’est une ambiance avec le public derrière, des gens qui sont amateurs de sport, de nature. Et puis Millau c’est agréable !

ZO: Pratiques-tu d’autres sports outdoor ?

Non, juste escalade et saut à la perche de temps en temps. C’est comme la bicyclette, ça ne s’oublie pas !
J’ai commencé pour ça. Moi à la base ce qui m’intéressait – ça va encore être compliqué hein- c’est le ressenti dans notre corps, pour arriver à aller plus haut.

Du coup je regardais beaucoup de vidéos, je comparais avec moi et j’essayais de voir comment à l’entrainement, je pouvais faire pour décomposer le mouvement, parce que le temps est très court, pour aller plus haut, et m’améliorer par rapport à ça.

saut à la perche, l'autre sport d'Alyzée Dufraisse

ZO: Donc pour toi il y a un lien entre ces deux sports ?

Oui. Alors déjà à partir du moment où on décolle en saut à la perche, les sensations du corps dans l’espace, je trouve que c’est la même chose. Et tous les grimpeurs que j’ai fait sauter à la perche se débrouillent très bien !

ZO: Tes projets ?

Je vais à Céuse après Millau, pour grimper en falaise.

Je vais faire le Tout à Bloc, début aout, je vais à Salt Lake City pour faire une compétition de psychobloc. Donc des voies où l’on tombe dans l’eau.

Toujours en aout, je vais m’entrainer à Innsbruck en Autriche, toujours pour l’escalade.

Après je vais à Kalymnospour un festival d’escalade, le Northface festival. Et ensuite je vais en Espagne pour retourner dans mes projets.

ZO: Et le saut à la perche dans tout ça ?

Là je ne vais pas en faire. Je pense que je vais reprendre novembre ou décembre pour faire quelques compétitions dans le circuit. Les Perches Elites Tour c’est vraiment très sympa.

Il doit y avoir 5 étapes dans l’année, par exemple à DisneyLand, des endroits comme ça, ils montent une piste, avec le sautoir, donc tout le monde peut venir. Il y a différentes catégories. Et à la fin une finale avec une très bonne ambiance.

Et donc je fais les France de saut à la perche… En juillet. J’ai même pas mes perches, ni mes chaussures. On verra !

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Arantxa Loyola

Arantxa Loyola

Arantxa a deux amours : l’escalade, qu’elle pratique depuis près de 15 ans, et son mari, avec lequel elle vit dans un petit village du sud de la France, là où le climat permet d’être sur les rochers pratiquement toute l’année. Discrète et enthousiaste, elle adore partager sa passion pour la grimpette et se fait un plaisir d’enseigner aux débutants.

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