Liste du matériel nécessaire pour un bon bivouac

Le bivouac de rêve dépend du lieu, de la météo, mais aussi du fait d’être équipé avec le bon matériel.

Partir en mode bivouac, c’est le dépaysement assuré, des journées et des nuits connectées à la nature et de bons mets cuits au feu de bois.

Il s’agit là du scénario idéal, mais encore faut-il avoir le matériel nécessaire, car sans cela, la magie a peu de chances d’opérer. En effet, si lors d’un bivouac, vous êtes frigorifié, trempé, déshydraté ou affamé, vous en garderez un souvenir impérissable, mais pour de mauvaises raisons.

Avec cette liste de tous les indispensables pour un bivouac réussi, vos escapades ne seront que du plaisir.

Bivouac ou Camping : les différences

Camping ou bivouac ? Bivouac ou camping ?

Voici ce qui fait la différence entre l’aventurier du bivouac et le touriste du camping 🙂

camping bivouac avec voiture

La durée du camp

La première donnée qui différencie le bivouac du camping et la durée pendant laquelle le campement reste en place. Un bivouac est éphémère (pas plus d’une nuit) tandis que le camping peut être établi pour plusieurs jours et nuits au même endroit.

Un bivouac digne de ce nom se doit donc d’être éphémère et itinérant, au-delà d’une nuit passée au même endroit, il s’agit de camping.

Les (possibles) infrastructures et le mode de transport

L’autre particularité du bivouac est qu’il est totalement sauvage et dépourvu de toute infrastructure. Le camping sauvage existe également, mais le bivouac renvoie encore davantage au strict minimum transportable sur soi et à l’autonomie.

En cas d’accès à une quelconque infrastructure, même rudimentaire (toilettes, douche, électricité, etc) ou de transport d’équipement lourd (tables, chaises, etc) on parlera plutôt de camping.

Enfin, le bivouac implique un déplacement à pied (voire à vélo) mais en cas de déplacement en véhicule à moteur, on parlera plutôt de camping itinérant.

Le sac de couchage

Un sac de couchage de qualité et surtout adapté est absolument indispensable pour passer une bonne nuit en bivouac.

Le premier élément qui sera à prendre en considération sera la température de confort du sac de couchage. Celle-ci devra être déterminée en fonction de la saison et du lieu où aura lieu votre bivouac.

Il s’agit d’une question de confort, mais aussi de sécurité, en particulier en cas de températures négatives. Ne faites donc jamais l’économie d’un sac de couchage répondant à vos besoins.

=> Voir notre sélection des meilleurs sacs de couchage

homme en bivouac dans son sac de couchage

Le matelas

Le matelas, bien que moins vital qu’un sac de couchage, est un sacré plus niveau confort. Il s’agit d’un confort lié au moelleux du matelas mais aussi à l’isolation thermique que celui-ci offre entre votre sac de couchage et le sol. Le phénomène est bien connu, il s’agit de la conduction de chaleur qui s’opère entre le chaud (votre corps) et le froid (le sol).

Enfin se posera la question du type de matelas, à savoir, gonflable ou mousse ? Niveau confort général et isolation thermique ainsi que volume réduit, avantage au matelas gonflable.

Les matelas en mousse possèdent néanmoins quelques gros avantages. Tout d’abord, il ne faut ni les gonfler ni les dégonfler, ce qui est appréciable quand on veut s’installer et/ou partir en coup de vent.

L’autre gros point fort, et qu’ils sont au sens littéral increvables, à la différence d’un matelas gonflable. Si vous partez plusieurs jours et nuits en bivouac et que dès le premier jour, vous avez un problème de ce type, le trek s’en trouve compromis. Des solutions existent (comme des rustines), mais vous n’aurez probablement pas l’envie de chercher une micro fuite à l’aide de votre lampe frontale au milieu de la nuit.

Le choix vous appartient, mais pour bivouaquer plusieurs jours, il est plus sûr de miser sur un bon vieux matelas en mousse.

=> Voir notre sélection des meilleurs matelas de randonnée

personne sur un matelas isolant pour bien dormir en bivouac

La tente

La tente est un peu la pierre angulaire d’un bivouac (même s’il est possible de dormir à la belle étoile). Dans la mesure où, comme nous l’avons vu, un bivouac se doit d’être éphémère, votre tente doit être la plus simple possible à monter et démonter.

L’autre point à prendre en compte est le nombre de personnes prévues ainsi que le volume de matériel qui prendront place à l’intérieur de la tente. Inutile de prendre plus grand que nécessaire car la tente constitue déjà un certain volume. Si celle-ci répond aux impératifs d’espace habitable, ne reste plus qu’à choisir celle qui, tout en remplissant ces critères, est la plus légère et compacte.

Enfin, dernier point, selon les conditions météorologiques, en particulier liées au vent, il vous faudra une tente robuste.

=> Voir notre sélection des meilleures tentes de bivouac

tente verte installée sur la neige en haute montagne

Le réchaud

Impossible de ne pas lier l’idée de bivouac avec celle d’un bon repas chaud au coin du feu. Le choix du bon réchaud se fera avant tout au niveau du carburant de celui-ci. Gaz, alcool, essence ou bois, voilà les options qui s’offrent à vous.

L’un des plus répandus (pratiques pour trouver des recharges) est le réchaud à gaz.

Il existe cependant deux inconvénients majeurs avec le réchaud à gaz. Il s’agit tout d’abord du poids et du volume des recharges de gaz, mais aussi du fait que par grand froid, le gaz liquéfié d’une cartouche s’utilise plus difficilement. Une solution dans ce cas peut être un mélange butane/propane qui tient mieux face au froid.

Viennent ensuite les réchauds à essence/alcool qui ont pour avantages de fonctionner par tous types de température et d’utiliser des recharges moins volumineuses que le gaz. Côté inconvénients, les recharges sont moins répandues que celles à gaz et l’utilisation peut s’avérer (légèrement) risquée en cas de manque d’entretien du réchaud. Si vous êtes sûr de vous concernant le volume de combustible, que vous savez vous en servir et que vous allez bivouaquer par grand froid, le réchaud à essence est idéal.

Une autre option intéressante peut être le réchaud à bois dans la mesure où vous n’aurez pas à emporter de combustible avec vous. L’inconvénient majeur est qu’il vous faudra impérativement non seulement trouver du bois sur place, mais aussi que celui-ci soit sec. Autant dire que vous n’aurez pas totalement votre destin entre vos mains. Un jour pluvieux et vos chances d’avoir un feu le soir seront grandement amoindries. Il faut aussi bien évidemment bivouaquer en zone boisée, dans le désert ou à très haute altitude, oubliez cette option.

=> Voir notre article dédié à ce sujet

casserole sur réchaud en bivouac

La filtration et la purification de l’eau

L’eau, c’est la vie. Mais mal filtrée et purifiée, ce sont aussi les bactéries, virus et parasites en tout genre.

Avant de rentrer dans le vif du sujet (méthodes de purification), nous vous conseillons tout d’abord de limiter les risques en choisissant le spot idoine pour faire le plein :

  • Règle numéro 1, on ne récupère jamais d’eau stagnante,
  • Règle numéro 2, dans un ruisseau, on privilégie toujours l’eau le plus en amont possible et le plus éloigné possible des activités humaines.

Ceci étant dit, venons en au cœur du sujet, à savoir la purification de l’eau. Plusieurs solutions existent, dont la plus simple et ancienne qui consiste à faire bouillir l’eau pendant quelques minutes, efficace en situation de survie, mais clairement pas l’option la plus pratique.

Heureusement, des solutions plus modernes existent. La meilleure est d’utiliser un filtre et purificateur directement sur sa gourde, simple, rapide et efficace.

La deuxième option est d’utiliser des composants chimiques (pastilles). La méthode est efficace, mais moins pratique et demande un peu plus de temps avant que l’eau ne soit consommable.

=> Voir notre dossier sur l’hydratation en pleine nature

groupe faisant du bivouac en VTT

L’éclairage

Qui dit bivouac de nuit, dit aussi obscurité et donc besoin d’un éclairage fiable, performant et pratique. La lampe frontale répond à toutes ces exigences, mais comment faire votre choix parmi tous les modèles existants.

Les éléments que vous devrez prendre en compte sont, le niveau de luminosité (lumens), l’autonomie, le type de recharge et bien sûr, le prix.

N’oubliez pas de charger vos batteries et de vérifier que vos lampes fonctionnent avant le départ.

=> Voir notre comparatif de lampes frontales

Bivouac : quelle est la réglementation en France ?

Pour qu’un bivouac se déroule dans les meilleures conditions, mieux vaut connaître la loi.

Camping sauvage et bivouac sont soumis aux mêmes règles générales

Tout d’abord, il y a la règle générale. Celle-ci prévoit que l’implantation d’un bivouac (ou du camping) doit se faire à distance des routes et avec l’accord du propriétaire du terrain si celui-ci n’est pas public.

D’autres spécificités s’appliquent, comme (sauf dérogation) l’interdiction du bivouac sur le littoral, à proximité des sites classés et des points de captation d’eau.

tente de bivouac illuminée de l'intérieur par une frontale

Le bivouac dans les parcs nationaux

Venons-en maintenant au cas des parcs nationaux, car il s’agit clairement du type de lieux propices au bivouac. Eh bien, il n’y a pas de réponse unique et chaque parc national a sa propre réglementation.

Néanmoins, voici quelques considérations générales. Il faut d’abord distinguer l’autorisation ou non de camper/bivouaquer de celle de faire du feu par exemple. L’un peut être autorisé sans l’autre et vice versa.

Pour avoir un ordre d’idées, voici quelques exemples de réglementations dans certains parcs nationaux.

Dans le Parc national de la Vanoise par exemple, il est possible de bivouaquer à proximité de certains refuges.

Dans celui des Écrins, il est possible de monter une tente de petite taille entre 19 et 9 heures (exception en cas d’intempéries). De plus, le bivouac doit se trouver soit à proximité de certains refuges, soit à plus d’une heure de marche des accès routiers au parc.

Dans le parc national des Calanques, à Marseille, le bivouac est purement et simplement interdit, en toutes circonstances.

Il ne s’agit là que de quelques exemples, susceptibles de varier également selon les saisons. Mais cela a surtout pour objectif de vous montrer que les règles dans les parcs nationaux sont extrêmement variables. Il convient donc de bien se renseigner avant tout bivouac dans la zone concernée.

cuisine au feu de bois en bivouac

Quelques mots pour terminer

Cet article touche à sa fin, nous espérons que désormais le bivouac n’a plus aucun secret pour vous, et que vous savez désormais tout ce dont vous avez besoin.

Un bivouac réussi ne s’improvise pas, il convient (en plus de l’équipement) de toujours se renseigner sur les conditions météo et l’itinéraire, ainsi que de se munir d’un moyen de communication.

Des questions ? Des suggestions ? N’hésitez pas à nous en faire part dans la section commentaires.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
Florian Demandols

Florian Demandols

Florian Demandols est un journaliste et rédacteur français, originaire de Marseille. Passionné de voyage, de sport, de nature, et d’histoire, il sillonne le monde afin de nourrir son insatiable curiosité. Florian est notre spécialiste VTT!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.