Comment bien choisir son VTT ?

Que l’on débute ou que l’on pratique depuis des années, on se pose toujours énormément de questions à l’heure de choisir son VTT.

Il faut bien dire ce qu’il est, le VTT est un monde qui couvre de nombreuses pratiques bien séparées, et intéresse des personnes dont les objectifs et les besoins sont différents. Il n’existe donc pas de méthode bien définie pour choisir le meilleur VTT, mais plutôt des indications en fonction des besoins de chacun.

C’est ce que nous allons voir dans cet article, en nous intéressant tout d’abord aux différentes pratiques et aux contraintes qu’elles imposent au niveau du matériel. Puis nous verrons tout ce qui est caractéristiques du vélo, en faisant un état des lieux de ce qui existe aujourd’hui.

Les différentes pratiques du VTT

Il suffit de discuter un peu avec les amateurs de VTT pour vite se rendre compte que sous cette appellation se cachent de nombreuses utilisations bien différentes.

VTT de randonnée

C’est la pratique la plus simple, celle que l’on fait en famille ou entre amis le dimanche après-midi après un bon repas. Mais elle peut aussi s’avérer bien plus sportive, lorsque l’on part pour de longues heures sur les chemins de terre. C’est une pratique peu technique, accessible à tout le monde, mais qui demande évidemment un certain effort et une bonne condition physique.

Ici, vous n’avez pas besoin d’un matériel extrêmement performant. Le tout suspendu est inutile, et une suspension avant simple vous permet de ne pas fatiguer malgré les bosses et pierres sur le chemin. De même, le freinage à disque hydraulique n’est pas nécessaire, car vous ne prenez pas de grande vitesse sur des terrains difficiles. Il est en revanche intéressant d’avoir un jeu de vitesse vous permettant d’aller sur tous les terrains, que cela monte ou que cela descende.

vtt cross country
Photo par Vyacheslav Lozhkin

VTT Cross Country, ou XC

Première discipline de VTT représentée aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, c’est aussi une des plus populaires. Cette discipline se pratique généralement en milieu montagneux, alternant montées et descentes, sur des revêtements pouvant s’avérer rocailleux ou boueux. Cette pratique se caractérise par de nombreuses variations de rythme. Alternant les montées qui mettront votre cardio à rude épreuve, mais aussi des descentes et des passages techniques. Vous aurez donc compris qu’une certaine expérience et une bonne condition physique sont des prérequis non négligeables pour la pratique du Cross-Country.

En ce qui concerne les caractéristiques du VTT adéquat, vous pourrez tout aussi bien opter pour un semi-rigide que pour un tout suspendu. Cependant, pour ce dernier, choisissez un débattement n’excédant pas 120 mm (un débattement important est intéressant en descente, mais peut s’avérer handicapant en montée). Vous avez aussi l’option d’un vélo dont la fourche permet le réglage du débattement. Il vous permet d’alterner en montées et en descentes. Concernant la taille des roues, choisir une taille comprise entre 26 et 29 pouces est le plus pertinent dans ce cadre-là.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Cross country

cycliste pratiquant le vtt all mountain

VTT All Mountain

Cette discipline de VTT est ma préférée, c’est une sorte de passe-partout à plus d’un titre. Elle pourrait être résumée en un mot : polyvalence. Si comme moi vous aimez sillonner les sentiers de montagne sans véritables objectifs, juste pour prendre du plaisir, randonner, pédaler, et même vous permettre quelques descentes abordables, alors le All-Mountain est fait pour vous. Dans le cas où vous souhaiteriez repousser vos limites ainsi que celles de votre VTT dans leurs derniers retranchements, sans doute qu’un autre choix comme l’enduro, ou le Cross-Country serait plus judicieux.

En effet le All-Mountain a les qualités de ses défauts. Il est bon de partout, mais n’excelle nulle part, notamment en descente pure. Ici, il est avant tout question de prendre du plaisir, et la pratique du All-Mountain, même hors de tout cadre sportif, vous en procurera à n’en point douter. Côté technique, on optera pour un tout suspendu, le plus léger possible, et offrant un débattement compris entre 120 et 150 mm. Une des difficultés majeures réside dans le fait de trouver le compromis idéal, entre poids réduit et système de suspension optimal. Côté freinage, inutile de vous dire que même pour une utilisation loisir, une pratique en montagne avec des descentes importantes, des freins à disque hydrauliques ne seront pas superflus.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT All Mountain

cycliste pratiquant le vtt enduro

VTT Enduro

Cette discipline située à la croisée des chemins, entre le Cross-Country et la descente pure (Down-Hill), tient son nom évocateur de sa grande sœur motorisée, les émissions de CO2 en moins. La pratique de l’enduro à proprement parler, fait référence à un format de compétition codifié, qui peut s’apparenter à un rallye. Les pilotes doivent faire exploser le chronomètre dans des sections dites « spéciales » ainsi que sur les jonctions qui relient les sections entre elles. Le temps imparti est donc une donnée centrale dans la pratique de l’enduro.

Autre paramètre à prendre en compte, la descente et les passages techniques qui requièrent de la part du pilote, agilité, contrôle et expérience. Mais alors quelle différence entre la descente pure et l’enduro ? Et bien pour faire simple, l’enduro c’est de la descente, agrémentée de quelques montées. Autant dire que cette discipline s’adresse aux plus endurants d’entre vous (d’où le nom !).

Côté technique, l’enduro étant orienté vers la compétition, on optera pour un VTT aussi léger que possible, équipé de suspensions efficaces et d’un cadre robuste. Il faudra également compter sur une gamme suffisamment large de vitesses pour les phases de montées, et de freins hydrauliques pour les descentes.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Enduro

homme en descente à vtt

VTT Descente, ou DH

Certains considèrent cette discipline comme la formule 1 du VTT. Indéniablement, c’est l’une des plus extrêmes. Le concept est relativement simple, monté au sommet d’une pente par un moyen quelconque (véhicule, remontée mécanique, etc.) et descendre la pente. En général à flanc de montagne, le plus vite possible. Les amateurs de glisse et de montagne, mais peu friands de neige, seront ravis. D’autant plus que depuis quelques années les stations de sports d’hiver, s’organise l’été pour recevoir ce type de discipline. Avec des pistes et des itinéraires dédiés et balisés sur le même modèle que ce qui se fait en hiver : un classement des niveaux de difficulté par couleurs, et des forfaits donnant accès à toutes les infrastructures nécessaires.

Côté technique, le VTT taillé pour la descente, sera un tout suspendu, doté d’un débattement important (plus de 150 mm). Il va sans dire qu’un système de freinage à disques hydrauliques est indispensable en descente. De plus, cette discipline étant extrême, elle requiert un niveau de protection important. N’hésitez pas à investir dans le matériel nécessaire : casque intégral, plastron, genouillères, coudières, etc. Ce n’est pas pour vous faire peur, mais les accidents peuvent avoir de graves conséquences.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT downhill

vtt fatbike
Photo par Susanne Jutzeler

VTT Fatbike

Si le Downhill est considéré comme la formule 1 du VTT, le FatBike pourrait en être le 4×4. Voire le Monster-Truck. Comme son nom l’indique, le FatBike est un VTT aux allures plutôt massives, et dont les roues surdimensionnées sont la première chose qui saute aux yeux. L’origine de ce VTT atypique remonte aux années 80 quand le cycliste français Jean Naud, met au point un prototype de vélo proche du Fat-Bike. Dans le même temps, c’est aux États-Unis que le concept se développe aussi bien dans les neiges de l’Alaska que dans les déserts du Nouveau-Mexique. L’objectif est clair : obtenir un VTT adaptable en toutes saisons et dans tous types de milieux. Il faudra attendre 2001 pour que le concepteur Mark Gronewald, dépose le terme « Fatbike » en tant que marque.

Bien que développé à l’origine pour les milieux extrêmes, en particulier lors des hivers rigoureux, le FatBike se démocratise peu à peu. Il peut s’avérer un bon choix, y compris pour les débutants, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il est passe-partout et polyvalent. Vous pourrez l’utiliser sans problème pour faire des randonnées même un peu sportives, et ceci aussi bien dans plusieurs centimètres de neige que dans du sable. Vous serez capable d’aborder de belles montées en bénéficiant d’une grande surface d’adhérence grâce à ses roues extralarges. De la même manière, ses pneus larges à basse pression vous permettront d’aborder quelques descentes tout en gardant stabilité et confort. Idéal donc pour les débutants voulant se mettre en confiance.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs Fatbike électriques

vtt freeride
Photo par Thomas Schweighofer

VTT Freeride

Si un seul mot devait désigner cette discipline , ce serait sans doute, et vous l’aurez deviné, le mot liberté. On pourrait comparer le Freeride au ski hors-piste, autant pour son côté extrême, que pour la liberté qu’il procure. En réalité, le Freeride désigne davantage une philosophie, qu’une technique à proprement parler. D’ailleurs, toutes les disciplines de glisse ont leurs freeriders. Ceux qui aiment écouter leurs instincts et leurs envies, en s’engageant hors des sentiers battus et autres chemins balisés, y trouveront leurs comptes. Vous pourrez trouver dans le Freeride aussi bien le plaisir d’une randonnée extrême, que des descentes, des passages techniques, et peut être même quelques figures pour les plus aventureux.

Du point de vue technique, un VTT de Freeride se doit en premier lieu d’être léger, et pourvu de bonnes suspensions. Un tout suspendu est donc le plus indiqué. Par ailleurs, les contraintes auxquelles sera soumis votre VTT, avec la multiplication des chocs et des sauts, exigent une robustesse à toute épreuve. Optez donc pour un cadre solide, en aluminium, voire en fibres de carbone pour ceux qui peuvent se le permettre. Pensez également à l’importance de conserver une bonne adhérence, même dans les virages serrés, sur le gravier, ou les surfaces humides. Pour ce faire, le choix des pneus est déterminant, optez pour des pneus d’une largeur d’au moins 2,40 pouces de section, et des roues d’un diamètre de 27,5 pouces, qui offrent un compromis intéressant entre la stabilité d’un 29 et la nervosité d’un 26.

saut en vtt dirt

VTT Dirt, ou Street

Très proche de la discipline du BMX, le Dirt/Street se caractérise par son côté spectaculaire. La pratique du Dirt consiste en une succession de saut et figures en tous genres, exécutés sur des terrains de terres, pourvus en bosses et tremplins. La version dite Street prend place dans les milieux urbains, se servant des rampes, escaliers et skateparks comme de tremplins, sur le même modèle que ce qui se fait en BMX, skate ou roller. Autant dire que l’exécution de certaines figures n’est pas à la portée du premier venu, et n’est pas non plus sans risques. De plus, un VTT taillé pour le Dirt a des caractéristiques très spécifiques, qui le rendent quasiment inutilisable pour d’autres types d’utilisations.

Justement, quelles sont les caractéristiques d’un vélo taillé pour le Dirt ? Comme mentionné, plus haut, vous pouvez d’ores et déjà oublier l’idée de faire du Cross-Country, ou toute autre discipline de loisir en plein air sur de longues distances, avec ce type de VTT. Tout d’abord, un VTT de Dirt ne dispose que d’un seul frein, ainsi que d’un mono plateau. Ensuite, n’espérez pas y rester assis des heures dessus, car ce type de vélo est prévu pour exécuter des figures, pas des randonnées. Il possède donc une selle très basse et dont le confort n’est pas le point fort, chose logique étant donné son utilisation, en position souvent debout.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Dirt

VTT Electrique

Ceux qui estiment que le VTT électrique est plus un scooter qu’un vélo n’ont pas compris qu’il s’agit bien d’une pratique à part entière. Il y a 20 ans, on en entendait certains dire que la descente ce n’était pas vraiment du vélo, car les cyclistes ne montaient pas par leurs propres moyens, et aujourd’hui personne n’oserait affirmer une telle stupidité. Je prends les paris que ce sera pareil pour le VTT électrique d’ici quelques années !

Les VTT électriques ont plus d’un avantage, même s’ils ne permettent pas de faire exploser les chronos, notamment du fait du poids des batteries. Ils sont excellents pour de longues sorties, et/ou pour le transport de matériel lourd, pour du camping par exemple.

Ils sont parfaits pour les débutants, mais aussi pour tous ceux voulant s’adonner à une pratique loisir, ou une reprise en douceur, avec un niveau de confort ajustable pour chacun.

Point important : sur un VTT AE, l’assistance ne fonctionne que si on pédale et ne remplace en aucun cas le cycliste, il s’agit bel et bien d’une activité sportive.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Électriques

Les différents critères de choix d’un VTT

Chaque pratique a des besoins différents, mais au final tous les vététistes se posent les mêmes questions au moment de choisir leur nouveau vélo. Voici les points les plus importants à vérifier avant de vous décider.

La suspension

Il existe encore quelques modèles de VTT sans suspensions, dits rigides, mais ceux-ci sont rares et amenés à disparaître. Nous ne nous intéressons donc qu’aux semi-rigides et aux tout-suspendus.

Pour faire simple ce qui caractérise ces deux familles de VTT, c’est la structure du vélo. Un semi-rigide possède un cadre rigide et une seule suspension via sa fourche avant. Le tout suspendu quant à lui dispose d’un cadre muni d’une suspension centrale, en plus de la suspension avant.

La grande force du tout suspendu, c’est sa souplesse, et sa capacité à absorber les chocs. Il est donc tout indiqué pour la descente. Mais il y a deux problèmes majeurs avec ce type de cadre. Tout d’abord, la contrainte supplémentaire exercée en montée. Une partie de l’énergie déployée pour pédaler est absorbée par la suspension arrière. Autre problème, si votre discipline nécessite un vélo ultraléger, sachez qu’un cadre de tout-suspendu peut se voir considérablement alourdi par son système de suspension. Avantage donc au semi-rigide en ce qui concerne la légèreté.

En conclusion, plus votre discipline sera orientée descente, plus un tout suspendu deviendra pertinent. Plus vous aurez de montées, plus un semi-rigide semblera indiqué. Et si j’ai à faire les deux ? Et bien dans ce cas-là, optez par exemple pour un tout suspendu le plus léger possible malgré sa suspension — via le choix des matériaux notamment (carbone) — mais cela à un coût. Sachez aussi que certains constructeurs proposent des vélos disposant d’un blocage de la suspension arrière, par simple action d’un levier. Cette option peut s’avérer utile dans le cas d’une activité mixte. Néanmoins en cas de pratique spécifique, il est toujours préférable de choisir un vélo prévu à cet effet.

La taille

Le choix de la bonne taille est une question essentielle. Un vélo non adapté à votre morphologie peut s’avérer un calvaire en termes d’inconfort, mais aussi de performance.

Trois mesures sont à prendre en compte :

  • votre taille debout
  • la hauteur de votre entrejambe
  • l’amplitude de vos bras

Votre taille totale et celle de votre entrejambe serviront à définir la hauteur de selle, du pédalier et de vos pieds par rapport au sol. L’amplitude des bras permettra quant à elle, de définir la distance entre votre corps et le guidon de sorte de n’être ni trop prêt ni trop loin.

Certains fabricants utilisent des unités de mesure standards (S, M, L) d’autres des tailles en cm (ou en pouces). La notion de dimension standard, exprimée par une lettre varie d’un constructeur à un autre. Pour y voir plus clair, je vous suggère de jeter un œil ici , vous y trouverez un guide des tailles sous forme de tableaux détaillés.

Le matériau du cadre : Alu ou Carbone ?

La quête du VTT le plus léger est une course au Graal dans laquelle se sont lancés constructeurs et pilotes depuis plusieurs années. La raison en est toute simple : les grammes gagnés peuvent être autant de secondes d’avance, et d’énergie dépensée en moins. Cela dit, pour une utilisation loisir, il est peu probable que grappiller quelques grammes soit la priorité absolue.

Il faut savoir une chose, la légèreté a un coût. Et en général celui-ci n’est pas négligeable. Pour un cadre en carbone, vous devrez compter en moyenne 1000-1500 euros pour un VTT entrée de gamme. Des cadres aluminium affichent des poids corrects, pour des prix inférieurs (comptez 500 à 1000 euros pour un bon VTT pour débuter), mais soyons clairs : en termes de légèreté, ils ne rivalisent pas avec le carbone.

Autre détail technique, le carbone est plus rigide que l’aluminium, ce qui peut avoir un impact sur le confort. De la même manière que la suspension arrière a tendance à absorber vos coups de pédale en montée, un cadre souple, dans une moindre mesure, aura un effet similaire.

Les roues

Le diamètre des roues a une incidence directe sur votre conduite. Il détermine en partie le poids du VTT, sa maniabilité, son confort ou encore sa nervosité.

Depuis la popularisation du VTT dans les années 80, et jusqu’à très récemment, le 26 pouces s’était imposé comme étant la norme. En effet, ce format taillé pour le tout-terrain offrait à la fois légèreté, nervosité et maniabilité.

Mais voilà qu’après trois décennies de règne sans partage, de nouveaux diamètres commencèrent à émerger. Le premier fut le 29 pouces, offrant davantage de confort qu’une roue de 26 pouces, une optimisation de l’angle d’attaque, ainsi que davantage d’adhérence. En revanche, qui dit roues plus grosses, dit également poids accru, mais également maniabilité réduite.

Quid d’un compromis entre 26 et 29 pouces ? Eh bien, nous y venons, avec le 27,5 pouces. Ce compromis offre quasiment la nervosité et la légèreté du 26 pouces, couplé au confort et l’adhérence du 29. Alors le diamètre parfait ? En considérant son côté polyvalent, cela pourrait bien être le cas pour une discipline polyvalente de type All-Mountain. Pour une pratique spécifique de type DH, le 26 pouces pourrait bien rester le meilleur choix, de même que le 29 pour le Cross-Country.

Les pneus

Vos pneus constituent votre seule zone de contact direct avec le sol, autant dire que leur importance est capitale. Ils jouent un rôle aussi bien dans l’adhérence que dans le confort de pilotage ou la maniabilité de votre vélo.

Les tailles de pneus sont calquées sur les standards de roues en ce qui concerne le diamètre, c’est-à-dire 26, 27,5 et 29 pouces. Concernant la section du pneu, ou sa largeur, elle est généralement comprise entre 1,40 et 2,60 pouces.

Il est important de dissocier les pneus avant et arrière, qui n’ont pas le même rôle. La roue arrière est avant tout motrice, et nécessite une bande de roulement pourvu de crampons agressifs. La roue avant a une fonction directrice, et nécessite un bon grip dans les virages, assuré par des crampons latéraux.

Le type de crampons répond à un besoin bien spécifique inhérent à votre discipline. Plus de grips latéraux pour une meilleure adhérence en virage ou bien encore un profil de pneu taillé pour un meilleur rendement pour du XC roulant par exemple. Revêtement sec ou humide, boue ou sol rocailleux seront autant d’éléments à prendre en compte dans le choix de vos pneus.

La fourche

La fourche remplit un rôle primordial de confort, de sécurité et de performance sur votre VTT, chose d’autant plus vraie sur un semi-rigide, sa fourche faisant office d’unique suspension.

Plusieurs types de fourches existent, chacune ayant des caractéristiques plus ou moins adaptées à la pratique recherchée. Diverses technologies qui ne se valent pas impliquent aussi des budgets plus ou moins conséquents. Les fourches d’entrée de gamme fonctionnent généralement via un ressort, tandis que les fourches plus haut de gamme font appel à des technologies utilisant l’air ou l’huile. Les points négatifs des systèmes à ressort sont un gain de poids ainsi qu’une usure prématurée du ressort qui peut survenir.

Concernant celle qu’il vous faut, indépendamment de son type, c’est surtout son débattement que vous devrez prendre en compte. Il s’agit tout simplement de la profondeur maximale à laquelle peuvent plonger les pistons de votre fourche dans leurs fourreaux. Un débattement important assurera davantage de confort en descente et sur terrain accidenté, mais aura tendance à alourdir le VTT. Pour du DH, optez pour un débattement de 150 mm.. Pour une utilisation mixte de type All-mountain ou enduro, optez pour un débattement compris entre 120 et 160 mm. Enfin, pour une discipline de type Cross-Country, misez sur un débattement réduit, inférieur à 120 mm.

Les freins

Les freins seront l’un de vos tout premiers atouts en termes de sécurité, ce choix ne doit donc pas être pris à la légère.

Il existe trois principaux types de freins, mais nous irons droit au but en écartant le premier de type V-Brake. Ce nom ne vous parle peut-être pas, pourtant nous l’avons presque tous utilisé en faisant nos premiers tours de pédaliers. Je veux bien sûr parler des patins de freinage. Ce dispositif peu onéreux peut s’avérer suffisant pour une utilisation très occasionnelle et sans risque de type VTT de randonnée. En revanche, pour un niveau même intermédiaire, et dans toutes les autres disciplines, ce type de freins est à oublier. (J’en ai fait les frais lors de la descente d’un col).

Passons donc aux choses sérieuses avec les freins à disque , qui se déclinent en deux types de technologies : mécanique et hydraulique. Les freins mécaniques constituent un bon compromis en restant abordables tout en proposant une bonne qualité de freinage. De plus, contrairement au V-Brake, la qualité de freinage ne sera pas altérée en cas de roue voilée. Quant aux freins hydrauliques, ce sont les plus efficaces et fiables du marché, certes plus chers, mais indispensables pour toutes disciplines plus ou moins extrêmes.

Les pédales

La communauté des vététistes ne s’accorde pas sur le sujet. Il se pourrait bien que la question n’ait pas de réponse définitive.

Néanmoins, voici quelques points pour vous éclairer.

Ce qui différencie ces deux types de pédales, ce sont leurs modes d’utilisation, leurs rendements et leur praticité. Les pédales plates, que vous connaissez tous, ont le fonctionnement le plus simple et sont accessibles à tous. Elles ne demandent ni chaussures spécifiques ni temps d’adaptation. En d’autres termes, ce sont les pédales de monsieur tout le monde.

Les pédales automatiques se clipsent directement aux chaussures, permettant de ne faire qu’un avec son vélo. Elles sont en outre moins encombrantes que des pédales plates. Ce mode de pédalage permet d’avoir un rendement optimal, et est donc tout indiqué si vous êtes en quête de performance pure. Toutefois les pédales automatiques n’ont pas que des avantages. Elles demandent un certain temps d’adaptation et peuvent devenir un calvaire en terrain boueux.

La transmission

Une fois de plus, votre pratique et votre niveau seront déterminants pour ce choix, chaque type de transmission ayant ses avantages et ses inconvénients. On dénombre trois grands types de transmission — et autant de plateaux — qui eux même possèdent des dentures et cassettes spécifiques.

Le triple plateau constitue la transmission de base, idéal pour débutants et pratiquants occasionnels. Il offre une gamme de 8 à 10 vitesses, suffisamment souple pour ce type d’utilisation.

Puis vient le double plateau, qui est sans doute la transmission qui s’adresse le plus aux pratiquants réguliers. Avec une denture réduite par rapport à un triple plateau et une cassette de 10 ou 11 vitesses. Cette transmission demande une meilleure condition physique, mais offre davantage de confort, grâce à des passages de vitesses moins fréquents notamment.

Enfin le monoplateau, qui en termes de légèreté, de volume et de performance, est ce qui se fait de mieux actuellement. Toutefois, il ne s’adresse pas à tout le monde. Au-delà de ses caractéristiques clairement axées sur la performance, il s’agit d’une transmission quasiment sur mesure. Pour choisir ce type de transmission, proposé dans diverses déclinaisons de dentures et de cassettes, il est primordial que vous connaissiez le format idéal pour votre pratique.

La selle

La selle de votre VTT sera l’élément clé de votre confort. Vous allez probablement y être assis dessus durant plusieurs heures, et ce, de façon régulière. Un choix inadapté peut être la cause d’inconfort pendant vos sorties et même être à l’origine de douleurs récurrentes et persistantes (chose qui m’a valu d’écourter quelques balades). Et autant dire que si enfourcher votre vélo est une torture, les performances ne seront pas au rendez-vous non plus.

Pour ce qui est du choix, une fois de plus, c’est votre discipline qui le déterminera. Pour les disciplines dites roulantes, pendant lesquelles vous aurez à couvrir de longues distances vous opterez pour une selle arrondie. Si au contraire votre pratique nécessite plus d’efforts courts et intenses, ainsi que des changements de position, optez plutôt pour une selle plate. Et enfin si votre pratique est polyvalente, une selle semi-arrondie fera votre bonheur.

> À lire: Notre comparatif des meilleurs selles VTT

C’est à vous !

J’espère que cet article vous a aidé à vous faire une bonne idée du sujet et vous aidera à choisir votre nouveau vélo.

C’est toujours un moment important lorsque l’on choisit son nouveau VTT. Je le sais, je viens de le faire. C’est pour cela que je peux vous assurer qu’en suivant ce guide, vous arriverez à réduire grandement le champ des possibilités. Parmi les choix restants, tous devraient correspondre à vos besoins. Vous pouvez alors vous décider en fonction de la couleur, de la marque, de la rapidité de livraison…

Et vous quel type de vététiste êtes-vous ? Faites-nous partager vos expériences, la partie commentaire est ici pour vous !

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Florian Demandols

Florian Demandols

Florian Demandols est un journaliste et rédacteur français, originaire de Marseille. Passionné de voyage, de sport, de nature, et d’histoire, il sillonne le monde afin de nourrir son insatiable curiosité. Florian est notre spécialiste VTT!

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