Comment bien choisir son VTT selon sa pratique ?
Que l’on débute ou que l’on pratique depuis des années, on se pose toujours énormément de questions à l’heure de choisir son VTT.
Il faut bien dire ce qu’il est, le VTT est un monde qui couvre de nombreuses pratiques bien séparées, et intéresse des personnes dont les objectifs et les besoins sont différents.
Il n’existe donc pas de méthode bien définie pour choisir le meilleur VTT, mais plutôt des indications en fonction des besoins de chacun.
C’est ce que nous allons voir dans cet article, en nous intéressant tout d’abord aux différentes pratiques et aux contraintes qu’elles imposent au niveau du matériel.
Puis nous verrons tout ce qui est caractéristiques du vélo, en faisant un état des lieux de ce qui existe aujourd’hui.

Les différentes pratiques du VTT
Il suffit de discuter un peu avec les amateurs de VTT pour vite se rendre compte que sous cette appellation se cachent de nombreuses utilisations bien différentes.

Comment choisir un VTT de randonnée ou VTT Trail
C’est la pratique la plus simple, celle que l’on fait en famille ou entre amis le dimanche après-midi après un bon repas. Mais elle peut aussi s’avérer bien plus sportive, lorsque l’on part pour de longues heures sur les chemins de terre.
C’est une pratique peu technique, accessible à tout le monde, mais qui demande évidemment un certain effort et une bonne condition physique.
Ici, vous n’avez pas besoin d’un matériel extrêmement performant.
- Le tout suspendu est inutile, et une suspension avant simple vous permet de ne pas fatiguer malgré les bosses et pierres sur le chemin.
- De même, le freinage à disque hydraulique n’est pas nécessaire, car vous ne prenez pas de grande vitesse sur des terrains difficiles.
- Il est en revanche intéressant d’avoir un jeu de vitesse vous permettant d’aller sur tous les terrains, que cela monte ou que cela descende.
> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Trail

Comment choisir un VTT Cross Country, ou XC
Première discipline de VTT représentée aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, c’est aussi une des plus populaires.
Cette discipline se pratique généralement en milieu montagneux, alternant montées et descentes, sur des revêtements pouvant s’avérer rocailleux ou boueux. Cette pratique se caractérise par de nombreuses variations de rythme. Alternant les montées qui mettront votre cardio à rude épreuve, mais aussi des descentes et des passages techniques.
Vous aurez donc compris qu’une certaine expérience et une bonne condition physique sont des prérequis non négligeables pour la pratique du Cross-Country.
En ce qui concerne les caractéristiques du VTT adéquat, vous pourrez tout aussi bien opter pour un semi-rigide que pour un tout suspendu. Cependant, pour ce dernier, choisissez un débattement n’excédant pas 120 mm (un débattement important est intéressant en descente, mais peut s’avérer handicapant en montée). Vous avez aussi l’option d’un vélo dont la fourche permet le réglage du débattement. Il vous permet d’alterner en montées et en descentes.
Concernant la taille des roues, choisir une taille de 27.5 pouces est le compromis le plus pertinent dans ce cadre-là.
> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Cross country

Comment choisir un VTT All Mountain
Cette discipline de VTT est ma préférée, c’est une sorte de passe-partout à plus d’un titre. Elle pourrait être résumée en un mot : polyvalence.
Si comme moi vous aimez sillonner les sentiers de montagne sans véritables objectifs, juste pour prendre du plaisir, randonner, pédaler, et même vous permettre quelques descentes abordables, alors le All-Mountain est fait pour vous. Dans le cas où vous souhaiteriez repousser vos limites ainsi que celles de votre VTT dans leurs derniers retranchements, sans doute qu’un autre choix comme l’Enduro, ou le Cross-Country serait plus judicieux.
En effet le All-Mountain a les qualités de ses défauts. Il est bon de partout, mais n’excelle nulle part, notamment en descente pure.
Ici, il est avant tout question de prendre du plaisir et la pratique du All-Mountain, même hors de tout cadre sportif, vous en procurera à n’en point douter.
- Côté cadre, on optera pour un tout suspendu, le plus léger possible, et offrant un débattement compris entre 120 et 150 mm. Une des difficultés majeures réside dans le fait de trouver le compromis idéal, entre poids réduit et système de suspension optimal.
- Côté freinage, inutile de vous dire que même pour une utilisation loisir, une pratique en montagne avec des descentes importantes, des freins à disque hydrauliques ne seront pas superflus.
> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT All Mountain

Comment choisir un VTT Enduro
Cette discipline située à la croisée des chemins, entre le Cross-Country et la descente pure (Down-Hill), tient son nom évocateur de sa grande sœur motorisée, les émissions de CO2 en moins.
La pratique de l’enduro à proprement parler, fait référence à un format de compétition codifié, qui peut s’apparenter à un rallye. Les pilotes doivent faire exploser le chronomètre dans des sections dites « spéciales » ainsi que sur les jonctions qui relient les sections entre elles. Le temps imparti est donc une donnée centrale dans la pratique de l’enduro.
Autre paramètre à prendre en compte, la descente et les passages techniques qui requièrent de la part du pilote, agilité, contrôle et expérience. Mais alors quelle différence entre la descente pure et l’enduro ? Et bien pour faire simple, l’enduro c’est de la descente, agrémentée de quelques montées. Autant dire que cette discipline s’adresse aux plus endurants d’entre vous (d’où le nom !).
Côté technique, l’enduro étant orienté vers la compétition, on optera pour un VTT aussi léger que possible, équipé de suspensions efficaces et d’un cadre robuste. Il faudra également compter sur une gamme suffisamment large de vitesses pour les phases de montées, et de freins hydrauliques pour les descentes.
> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT Enduro

Comment choisir un VTT de Descente, ou DH
Certains considèrent cette discipline comme la formule 1 du VTT. Indéniablement, c’est l’une des plus extrêmes.
Le concept est relativement simple, monté au sommet d’une pente par un moyen quelconque (véhicule, remontée mécanique, etc.) et descendre la pente. En général à flanc de montagne, le plus vite possible.
Les amateurs de glisse et de montagne, mais peu friands de neige, seront ravis!
D’autant plus que depuis quelques années les stations de sports d’hiver, s’organise l’été pour recevoir ce type de discipline. Avec des pistes et des itinéraires dédiés et balisés sur le même modèle que ce qui se fait en hiver : un classement des niveaux de difficulté par couleurs, et des forfaits donnant accès à toutes les infrastructures nécessaires.
Côté technique, le VTT taillé pour la descente, sera un tout suspendu, doté d’un débattement important (plus de 150 mm). Il va sans dire qu’un système de freinage à disques hydrauliques est indispensable en descente.
De plus, cette discipline étant extrême, elle requiert un niveau de protection important. N’hésitez pas à investir dans le matériel nécessaire : casque intégral, plastron, genouillères, coudières, etc. Ce n’est pas pour vous faire peur, mais les accidents peuvent avoir de graves conséquences.
> À lire: Notre comparatif des meilleurs VTT downhill

Comment choisir un VTT Fatbike
Si le Downhill est considéré comme la formule 1 du VTT, le FatBike pourrait en être le 4×4. Voire le Monster-Truck.
Comme son nom l’indique, le FatBike est un VTT aux allures plutôt massives, et dont les roues surdimensionnées sont la première chose qui saute aux yeux. L’origine de ce VTT atypique remonte aux années 80 quand le cycliste français Jean Naud, met au point un prototype de vélo proche du Fat-Bike. Dans le même temps, c’est aux États-Unis que le concept se développe aussi bien dans les neiges de l’Alaska que dans les déserts du Nouveau-Mexique.
L’objectif est clair : obtenir un VTT adaptable en toutes saisons et dans tous types de milieux. Il faudra attendre 2001 pour que le concepteur Mark Gronewald, dépose le terme « Fatbike » en tant que marque.
Bien que développé à l’origine pour les milieux extrêmes, en particulier lors des hivers rigoureux, le FatBike se démocratise peu à peu.
Il peut s’avérer un bon choix, y compris pour les débutants, et ce, pour plusieurs raisons.
- Tout d’abord, il est passe-partout et polyvalent. Vous pourrez l’utiliser sans problème pour faire des randonnées même un peu sportives, et ceci aussi bien dans plusieurs centimètres de neige que dans du sable.
- Ensuite, vous serez capable d’aborder de belles montées en bénéficiant d’une grande surface d’adhérence grâce à ses roues
